« Pour qui tu te prends ? »

Combien de fois vous l’êtes-vous demandé ?

Pour qui vous prenez-vous, de penser que ce que vous écrivez est digne d’être écrit et — summum de la présomption — d’être lu ?

La question ne vient pas seulement de votre esprit, vous la décelez aussi dans les yeux de quelques-uns à qui vous avez confié votre projet d’écriture. Ils ont beau sourire, faire semblant de s’intéresser, mais vous n’êtes pas dupe. À chaque fois, la honte vous serre le cœur, vous courbez le dos et vous promettez en votre for intérieur de ne plus jamais, au grand jamais, parler de ce hobby prétentieux.

C’est vrai à la fin, pour qui vous vous prenez ?

Eh bien, pour vous.

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